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HELVETICA
CLICHÉ SVIZZERI

Pensano di noi...

Ai ticinesi non piacciono gli svizzeri tedeschi e spesso ricevono un lavoro grazie alle conoscenze: ecco come noi di Cooperazione abbiamo risposto ai cliché sul nostro Cantone rilevati da svizzeri tedeschi e romandi!

TESTO
28 luglio 2019

Tre culture accomunate in un territorio ristretto: il rischio del cliché in Svizzera è dietro l'angolo?

Queste risposte sono state pubblicate nelle edizioni di Coopzeitung e Coopération di questa settimana (29.07.2019). Per motivi redazionali, visto il tema nazionale, abbiamo deciso di lasciarle in tedesco e francese. 

Gli svizzeri tedeschi pensano che noi ticinesi...

Carmela Correale

Redaktorin Cooperazione

Tessiner mögen keine Deutschschweizer. 

«Wenn ich mir die Schweizer Autokennzeichen anschaue, entdecke ich, dass ZH Zwenig Hirni bedeutet. AG heisst Achtung Gefahr und LU Löli unterwegs. BS kann Bsunders Stuur und TI Truurige Italiener oder Typisch Italiener bedeuten … Mit anderen Worten: Wenn man nur auf die Strasse schaut, scheint es, dass wir uns nicht sehr gern haben. Aber wir sind eine Willensnation: Das Bewusstsein für ein friedliches Zusammenleben ist stärker als Identitätsgefechte. Doch Schweizerdeutsch mögen wir tatsächlich nicht so sehr. Scusate …»

 

Daniele Pini

Chefredaktor Cooperazione

In jedem Tessiner Haushalt stehen ein Paar Holzzoggeli und ein Boccalino.

«Klar, aber das ist noch lange nicht alles. Da sind auch die schwarz gekleideten Grossmütter, die mit Brennnesseln bewaffnet den jungen Touristinnen im Minirock nachjagen. Und die Männer, die aus lauter Kehle auf den Feldern singen, wenn sie arbeiten. Und die Polizisten, die 10 000 Mal die Augen schliessen, wenn jemand das Gesetz bricht. Nein, Boccalini und Zoccolette sind fast aus dem Tessin verschwunden, vielleicht auch, weil nicht
einmal mehr die Deutschschweizer Touristen sie kaufen. Das tun höchstens noch einige Gäste aus Asien …».

 

Natalia Ferroni

Stellvertretende Chefredaktorin Cooperazione

Tessiner können nicht blinken beim Abbiegen im Auto.

«Ein Fahrer mit Tessiner Autokennzeichen, der beim Abbiegen blinkt, hat bestimmt  Blut von jenseits des Gotthards in sich. Denn für uns Tessiner ist Blinken nicht mehr und nicht weniger als eine Option. Unser Temperament macht sich auch beim Fahren bemerkbar. Wir sind gut im Improvisieren und schnell am Steuer, kurz gesagt, wir zeigen, dass der Verkehr auch ohne Blinken fliesst. Aber ab und zu haben wir keine Zeit zum Bremsen. In diesen Fällen hupen wir.»

 

Raffaela Brignoni

Redaktorin Cooperazione

Tessiner sind immer heiter und laut.  

«Das stimmt. Wer je im Zug von der Deutschschweiz ins Tessin gereist ist, kann es bestätigen. Auch in einem Ruheabteil erster Klasse ist es alles andere als still. Tessiner verstehen einfach nicht den Sinn dieser Abteile. Warum sollte man aufs Auto verzichten, wenn nicht, um endlos zu telefonieren oder vergnügt plaudernd ein Fläschchen Merlot und ein Salamisandwich zu geniessen? Was soll ich sagen? Da wir auch gut darin sind, andere zu beschuldigen, behaupte ich jetzt mal, dass wir fast taub, laut und lärmig sind, weil wir mit italienischem Fernsehen aufwachsen.»

 

Paolo D'Angelo

Redaktor Cooperazione

Tessiner bleiben bis zur Hochzeit im Hotel Mama. 

«Bis zur Hochzeit? Verglichen mit Deutschschweizern sind wir vielleicht schon ein bisschen Muttersöhnchen. Aber das Ausziehen von zu Hause stimmt nicht immer mit dem schicksalhaften Ja überein. Laut neueren
Statistiken machen Tessiner den Schritt in die Unabhängigkeit mit 26, während die übrigen Schweizer das mit 24,5 Jahren tun. Doch viele bleiben nicht deshalb länger bei Mama und Papa wohnen, weil es so bequem ist, sondern weil es anders nicht geht. Entweder weil eine feste Stelle fehlt oder weil der Lohn im Hinblick auf die hohen Lebenskosten im Tessin zu tief ist. Und noch etwas: In den 1970er- und 80er-Jahren zogen fast alle Schweizer
mit 20 oder 21 daheim aus! 

I romandi pensano che noi ticinesi...

Natalia Ferroni

Rédactrice en chef adjointe à Cooperazione

Le Tessin est le plus beau canton alémanique!

«J’ai plusieurs voisins suisses-allemands, super sympas, accueillants et chaleureux. Mais ils ne parlent pas l’italien, ou peu. Ils font partie des 8,3% de la population tessinoise de langue maternelle allemande. Beaucoup d’entre eux sont âgés et profitent de la «Sonnenstube» (le Tessin est la Riviera des Alémaniques). Ils n’ont plus envie d’apprendre une nouvelle langue ni de s’intégrer. Et puis, il y a les jeunes vacanciers pressés, qui font des grillades de viande marinée et se jettent dans le lac au moindre rayon de soleil, qui aiment le Tessin, mais ne le respectent pas. Nous ne les aimons pas beaucoup, mais nous les respectons.» 

 

Paolo D'Angelo

Rédacteur à Cooperazione

Les Tessinois sont politiquement  parlant très conservateurs

«Ce n’est pas un préjugé, mais la simple réalité. A l’origine, le Tessin était un canton rural et montagnard, nous ne sommes pas et ne serons jamais urbains et cosmopolites comme Zurich, Bâle ou Genève. D’ailleurs, qu’est-ce que cela signifie, être conservateur? Nous sommes à l’avant-garde en matière d’allocations familiales et autres aides financières, les écoles maternelles sont gratuites, l’UDC n’atteint même pas 7% dans le canton (dans celui de Zurich, c’est le premier parti). Ah, c’est vrai: nous avons la Lega. Il y a beaucoup de jours fériés et cinq députés de la gauche radicale au Grand Conseil. Vous vous souvenez, bien sûr, du mois de grève des bureaux des CFF il y a dix ans de cela… Disons que nous sommes différents, un peu anarchiques, un peu nostalgiques. Et, heureusement, pas toujours homologables.»

 

Carmela Correale-Maccia

Rédactrice à Cooperazione

Au Tessin, tout fonctionne grâce au copinage!

«Hmm… qu’est-ce qui pourrait bien se cacher derrière ce stéréotype? Mais je me demande ce qui leur est bien passé par la tête? Comment démonter ce cliché? Ah, j’y suis! Génial, ce Rubik’s Cube. Six faces, six couleurs… Plus de couleurs, donc plus d’identités culturelles… Si au Tessin, il faut des amis et des connaissances, en Suisse alémanique, il y a la vitamine C. C comme Copinage! Et en Suisse romande? C’est le mot réseau qui me vient à l’esprit, que l’on pourrait traduire par un ensemble de relations ou de lignes entrecroisées. Donc: réseau… social, il est bien d’actualité celui-là. Ouf, ce cliché m’a épuisée, une vraie gymnastique d’esprit! En conclusion: le monde est un petit village!»

 

Raffaela Brignoni

Rédactrice à Cooperazione

Les Tessinois sont les seuls en Suisse à maîtriser les langues nationales 

«C’est vrai, and we can also understand english. But nous préférons parler italien. Nous ne jonglons pas avec les langues nationales; si nous nous débrouillons mieux, ce n’est ni grâce à un don particulier ni par patriotisme. C’est une question de pragmatisme. Nos compatriotes s’amusent peut-être à apprendre deux ou trois mots d’italien pour commander une pizza quand ils viennent au Tessin pour les vacances. Par contre, quand nous allons en Suisse alémanique ou en Romandie, ce n’est généralement pas pour y passer des vacances ni pour commander des rösti ou une fondue moitié-moitié…»

 

Daniele Pini

Rédacteur en chef à Cooperazione

Le Tessin, c’est la dolce vita, il y fait toujours beau et tout va toujours bien!

«Les endroits où il fait le plus chaud en Suisse sont le Valais et Bâle. Les cantons qui reçoivent le plus d’aides financières des cantons riches sont ceux de Berne, de Vaud et du Jura. Enfin, Zurich est l’endroit le plus cool de Suisse. Au Tessin, nous nous mettons en colère pour un rien, tu parles de dolce vita... Cela fait quelques années que vous aussi, chers cousins romands, venez nous rendre visite au Tessin, et nous en sommes très heureux. Nous apprendrons ainsi à mieux nous connaître, et peut-être que l’on pourra un jour véritablement parler de la fameuse solidarité latine, elle qui n’est pour l’instant qu’un mythe!»